Former les populations rurales à l’approche du design en permaculture, ainsi qu’à des outils de restauration écologique (hydrologie régénérative, agroforesterie…) pour aider les communautés et familles dans le besoin à retrouver une sécurité alimentaire et à soutenir l’économie locale, malgré le changement climatique.
Happy Kids est une association togolaise qui vise à développer le bien-être et un avenir aux enfants. Malheureusement au Togo l’école est payante, et dans les communautés rurales les paysans dépendent entièrement de leur récoltes pour subvenir à leurs besoins. À cause du réchauffement climatique, les récoltes sont de plus en plus incertaines et suffisent à peine à les nourrir, et encore moins à payer les frais scolaires.
Développer une agriculture durable est ici un levier pour améliorer les conditions de vie des populations locales, et en particulier des enfants.
Samuel Ayivi, président de l’association Happy Kids et à l’initiative du projet nous explique la situation :
Porteur de projet : L’association togolaise Happy Kids, créée en 2020, don’t l’objectif est d’œuvrer pour l’avenir des enfants. Avec la participation de Julia Schindler (Alias Miss Permaculture) via l’association française Up2Green.
Localisation : La région de Danyi, dans les montagnes à la frontière du Ghana.
Écosystème concerné : champs des paysans dans les montagnes, la savane
Durée du projet : 17 jours sur place pour assurer 2 x 3 jours de formation et des échanges informels ainsi que 1 an de suivi à distance. (Suite au décès du chef de famille dans la famille chez qui devait se dérouler la formation, les 2 x 5 jours de formation prévus initialement sont réduits à 2 x 3 jours + échanges informels)
Perspectives : Suivi des mises en applications concrètes par Samuel Ayivi de l’association Happy Kids en se rendant sur place de façon régulières pour faire des visios avec Julia Schindler.
Selon comment se passe cette première expérience, Julia pourrait revenir pour compléter/approfondir les sujets abordés dans les prochaines années afin d’ancrer les pratiques d’agroécologie/agroforesterie et de permaculture pour assurer la pérénité de la communauté au niveau écologique, alimentaire, social, économique.

Objectifs du projet :
Les familles paysannes du Togo, en particulier celles dans la région de Danyi, d’Amoussoukopé (via la participation du chef du village) et de Dapaong (via l’association OREPSA).
Julia Schindler explique le projet :
Elle sera au Togo du 5 au 22 février 2026.
La formation se déroulera sur la commune de Danyi, dans les montagnes à la frontière du Ghana.
Une formation de 3 jours pour former 20 personnes au design en permaculture autour d’un projet concret : aider la famille la plus pauvre du village à restaurer la fertilité sur ses terres.
Ces 20 personnes sont :
La formation se basera sur le cas concret de cette famille pour acquérir les connaissances et la méthodologie pour organiser une ferme qui permet l’autonomie en eau et le développement de la fertilité de la terre. Elle alternera entre points théoriques et mise en place pratique du design pour que la famille puisse bénéficier des aménagements au plus vite.

Ensuite, une deuxième session sera organisée, mais cette fois ce sont les 20 agriculteur·trices formés qui vont former à leur tour d’autres agriculteur·trices sur un projet différent. Cela leur permettra de renforcer leur compétences et de faire un autre exercice de mise en application des principes de design et de restauration de l’écosystème.
Julia Schindler prend sur ton temps pour donner la formation de façon entièrement bénévole.
Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que ces populations locales n’ont même pas assez pour manger tous les jours et qu’elles ne pourront même pas contribuer à la formation en apportant un peu à manger. Mais que toutes ces personnes suivent la formation le ventre vide m’est impensable ! C’est pourquoi nous avons besoin d’argent pour au moins payer les repas lors de la formation.
Et si possible, Julia aimerai pouvoir me faire rembourser mon déplacement au Togo.
C’est pourquoi nous sollicitons votre aide rapide, si possible avant le 5 février,
même si vous ne donnez que 4€ !
Vous pouvez aussi nous aider en partageant cette cagnotte !
Besoins pour la réalisation de la formation
Présentations, se mettre d’accord sur les bonnes conditions d’apprentissage
Mise en pratique :
Mise en pratique :
Mise en pratique :
Mise en pratique :
Je m’appelle Julia Schindler (alias Miss Permaculture), et je suis depuis toujours passionnée par la nature et l’exploration de la diversité des cultures. C’est pourquoi, pendant mes études d’agronomie, lorsque j’ai découvert la permaculture, j’en suis tombée amoureuse. J’y ai trouvé les réponses à toutes les frustrations que je ressentais, à mesure que je comprenais de mieux en mieux la société d’exploitation dans laquelle nous vivons. J’y ai trouvé des pistes pour aider les gens à trouver eux-même les solutions à leur problèmes, tout en restant dans le partage équitable, le soin à la terre et aux êtres-humains. Je définis la permaculture comme un paradigme qui vise à concevoir des sociétés humaines qui régénèrent le Vivant. Jusqu’à présent j’ai cherché à transmettre la permaculture en France, là où j’habite. Mais alors que la société s’appauvrit et que les gens râlent, la société offre encore beaucoup de confort relatif : aides sociales, logement, eau courante, chauffage, vêtements et objets gratuits à foison, électricité, internet, cours gratuits… la plupart des gens ont du mal à s’y intéresser.
Lorsque je suis allée au Togo en 2019 avec une toute petite association humanitaire, j’ai vu ce qu’était la vraie pauvreté. Des gens dont le quotidien est de vivre comme ce qu’on appellerait du camping. Mais pas du camping avec la tente queshua, le matelas de camping et les casseroles légères et le pique-nique toujours disponible : des maisons construites de terre et de paille, des paillasses à même le sol, et où le moindre récipient même en plastique est précieux pour transporter de l’eau (ils étaient contents de récupérer des bouteilles en plastiques en guise de gourde), et où c’est toi qui travaille pour trouver ta nourriture : avoir semé, planté, désherbé, arrosé, protégé et récolté assez de millet, de légumes et fait pâturé les animaux que tu tues et dépece toi-même… Et lorsque la pluie a tardé a venir, ou pas en suffisamment grande quantité, lorsque les animaux ont mangé la récolte, hé bien il faut simplement se serrer la ceinture et voir les enfants souffrir de faim, de malnutrition… et parfois mourir.
On peut voir ces conditions de vies comme un retour aux sources qui je pense serait salutaire pour nos sociétés en Occident. Mais pour les gens qui vivent ainsi, c’est d’une grande pénibilité et insécurité. C’est ce qui pousse les parents à dire à leurs enfants : ne reste pas ici, mais part à la ville trouver du travail. À la ville ils trouvent des bidonvilles et conditions de vie encore plus déplorables, car il y a la nature et la communauté en moins. Et c’est ce qui les pousse après à rêver de l’Occident, d’immeubles de 50 étages, de routes goudronnées, d’appartements confortables, de vêtements et d’objets à acheter à profusion… C’est leur idée de la richesse. Et c’est ce qui pousse quelques uns à tenter leur chance dans le grand voyage vers l’Europe… Avec ou sans papiers. Sauf qu’une fois en Europe, s’ils y arrivent, ils déchantent vite. Ils se retrouvent dans un pays lointain, une langue et des coutumes inconnues, des portes qui se ferment, de la difficulté à trouver un travail… Et surtout à se retrouver seuls, loin de leur famille, de leur foyer. Pourtant eux qui sont en Europe, le lieu de la richesse, sont maintenant l’espoir de leur famille, qui compte sur eux pour payer les cahiers d’école des petits, pour acheter à manger, pour payer les soins d’un parent malade… Comment leur expliquer leur souffrance, leur solitude ? Ils ne veulent pas les décevoir et font tout pour trouver du travail, vivre dans presque plus de misère que dans leur propre pays, et envoient ce qu’ils peuvent à leur famille.
Le changement climatique, qui ne fait que commencer, joue dores-et-déjà aujourd’hui des drames humains.
🎥 Si vous vous intéressez au sort des êtres humains dans le monde, et en particulier comprendre pourquoi il y a tant de pauvreté en Afrique, voici une conférence gesticulée qu’il faut absolument regarder !!! Pourquoi j’ai arrêté d’aider l’Afrique d’Antoine Souef. Là on monte en douceur jusque dans la compréhension systémique du problème.
Pourquoi j’y retourne Lorsque j’y suis allée en 2019, j’y ai vécu un tel accueil et un tel enthousiasme. (photos de mon séjour à Dapaong). J’ai été profondément touchée par leur accueil malgré leur condition de vie précaires et c’est ce qui me pousse aujourd’hui à y retourner pour partager mes connaissances sur l’écologie, l’agroforesterie, l’hydrologie régénérative et comment redonner la vie aux sols et recréer de la fertilité et de la production locale, qu’elle soit alimentaire, artisanale, médicinale…
Car dans lorsqu’un écosystème retrouve sa santé,
la prospérité de tous en découle : celle de la flore et faune sauvage et domestique ainsi que
celle des êtres humains qui y habitent.
Dans ma démarche d’accompagnement, je vais m’inspirer d’autres permaculteurs notoires qui font un travail formidable :